Définition:
Le sageo est une cordelette attachée au fourreau (saya) du sabre par une protubérance (kurikata) et
dont la forme (ronde ou plate), la longueur (courte ou longue) et la matière (cotton, soie, cuir) sont variables.
Origine:
Pendant la période Kamakura (1185-1333) le samuraï était encore essentiellement un cavalier et son sabre
parfaitement adapté à cette situation se nommait tachi. Il se portait tranchant vers le bas et était suspendu à la ceinture par le sageo.
Plus tard, durant la période Edo (1600-1868) l'évolution historique et sociale de la charge du samuraï firent de lui un piéton et modifièrent son arsenal. Le tachi fut remplacé
par le daisho (couple katana / wakizashi) et ce dyptique fut porté tranchant vers le haut et fourreaux enfoncés et maintenus par la ceinture (obi). Malgré la
perte de sa vocation première le sageo fut conservé et entreprit une mutation de son rôle.
Le sageo hier:
Sur les champs de bataille le samuraï utilisait le sageo comme une dragonne pour fixer le fourreau
à sa ceinture et éviter sa perte dans la pagaille.
Lorsque la situation le permettait, le samuraï détachait le sageo du kurikata et l'utilisait pour ficeler les larges manches de son kimono et ainsi ne pas être
gêné lors du maniement de son sabre.
Le sageo était également détaché du fourreau pour servir dans les techniques de ligotage (hojo-jutsu) des ennemis capturés.
Le sageo fournissait une disponibilité de cordage pour toutes les situations où ce genre de matériau s'avérait nécessaire (réparer des sandales par exemples). Comme l'indique un proverbe
japonais (kotowaza): "être préparé c'est le gage d'une absence de soucis".
Notons qu'à la période Edo, les samuraï devenus piétons furent rattachés à des Maisons où chaque déplacement était formalisé. Dans ce cadre où le sabre (katana) devait
fréquemment être déposé, le sageo n'était pas noué à la ceinture mais simplement placé derrière le fourreau voire même enroulé autour de celui-ci.
Le sageo aujourd'hui:
Dans le contexte de notre tendance de Muso Shinden Ryu, le sageo est glissé dans le obi sur la
partie droite du hara en prenant soin de laisser prendre une partie suffisamment importante pour ne pas entraver la mobilité du saya.
Néanmoins, nous ne pouvons tirer une règle générale d'usage du sageo à partir de notre expérience car chaque ryu à son approche et parfois des différences
apparaissent au sein d'une même école. Le sageo peut être noué côté gauche, glissé derrière le fourreau, enroulé autour du fourreau,etc...Certains styles se passent même du
sageo!
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Etymologie:
夢 mu - rêve, rêverie
想 so - pensée, conception
神 shin - divinité, esprit
伝 den - racine, origine
流 ryu - école, style
Traduction:
Ecole originaire du rêve divin
Style dont la conception a été inspirée par les esprits durant une rêverie.
Ecole développée selon une vision divine apparue lors d'un rêve
Contexte:
On attribue la formalisation du concept de "iai-jutsu" (dégaîner en coupant) à un samouraî de l'ère Edo nommé Hayashizaki Jinsuke
Minamoto no Shigenobu. Dès lors, des générations de guerriers ont développé ce concept grâce à leurs connaissances ; ce qui bien entendu a donné une multitude de
styles très différents car enrichis d'expériences variées (champ de bataille ou duel, un ou plusieurs adversaires, avec ou sans règle, préparé ou surpris, etc...). Ces écoles
pratiquaient le sceau du secret et ne démontraient pas leurs techniques en dehors du clan afin de conserver l'avantage sur le champ de bataille.
A l'aube du 20ème siècle, la modernisation du Japon décidée par l'empereur MEIJI sonne le glas de la féodalité. Le samouraï n'est plus qu'une relique du passé auquel on interdit le port
du sabre. C'est alors qu'une mutation va s'opérer dans les écoles d'escrime japonaise. Les techniques martiales (jutsu) devenues inutiles vont devenir des voies d'éveil
(do).
C'est dans ce contexte que M.Nakayama HAKUDO (1869-1958), 16ème soke de la branche shimomura-ha du style Hasegawa Eishin Ryu codifia ce qui allait
devenir Muso Shinden Ryu Iaido à partir de ses acquis antérieurs.
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Vendredi 14 décembre 2007
Etymologie:
稽古 keiko - pratique, entraînement
着 gi - vêtement, tenue
Traduction:
Vêtement d'entraînement
Tenue de pratique
Il existe des variantes de cette appellation comme Dogi (道着 / vêtement de la voie) ou Iaidogi (居合道着 / tenue de la voie de la vie en harmonie).
Contexte:
La majorité des écoles de Budo préconisent l'utilisation du keikogi afin de se conformer à l'étiquette.
Néanmoins, il est intéressant de noter que la tradition instaurant le port de cette tenue est récente puisque l'utilisation du keikogi remonte au début du 20ème siècle. En effet, les
samouraï s'exerçaient aux bujutsu dans leurs atours quotidiens en raison de leur statut social et de leurs obligations. Ils pratiquaient donc revêtus du hakama et du kimono relatifs à leur
rang.
C'est vers 1900 que Jigoro Kano créa le judo à partir d'anciennes écoles de jujutsu afin d’inculquer à tout homme inclus dans la société japonaise une attitude de respect
pour le principe de l’efficacité maximale et du bien-être de la prospérité mutuelle. Dans un but de nivellement social, M.Kano élabora un "uniforme" accessible à tous les pratiquants. Le coton
étant résistant et excédentaire, il confectionna sa tenue en s'inspirant des sous-vêtements japonais (kosode / 小袖).
Le principe de cette tenue d'entraînement fut repris par les autres Budo qui pour la plupart conservèrent tout de même le hakama. De plus, certaines écoles améliorèrent le vêtement en le teintant
avec de l'indigo lequel, en plus de ses qualités antibactériennes et anti-insectes, renforce naturellement les fibres.
Nota Bene:
La veste se porte revers gauche au-dessus. La raison martiale est que cette disposition permet d'accéder au tanto que les
samouraï portaient dans le revers. La raison culturelle est que les morts sont habillés avec le revers droit au-dessus.
Les manches ne doivent idéalement pas descendre au-delà de la moitié de l'avant-bras (pour faciliter le dégainage, pour les saisies ou pour que le partenaire ne se prenne pas les doigts
dedans).
Le pantalon doit lui arriver quelques centimètres au-dessus de la maléolle (pour ne pas être visible sous le hakama).
Le port du pantalon sous le hakama est facultatif dès lors que la bienséance est préservée.
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Etymologie:
居 i - vivre, exister
合 ai - harmonie, union
道 do - voie, chemin
Traduction:
Le chemin de la vie en harmonie
Exister en union avec la voie
La voie de l'union de l'être/l'individu
Le préfixe "i" peut aussi être interprété par le chiffre "1" (homophonie)
La voie de l'unité harmonieuse
Harmoniser l'un sur le chemin
La voie de l'union de l'un(individu)
Contexte:
Ce n'est qu'au 20
e siècle que l'on commença à utiliser le terme "Iaïdo" et que cet art fut considéré
comme une discipline spécifique au sein des autres Budo. Jusqu'alors les termes les plus couramment utilisés étaient Iaïjutsu ou Batto-Jutsu. Cette nouvelle appellation marque le passage
de
l'art de tuer à l'art de vivre. La différence est essentielle: en Iaïjutsu prime l'efficacité combative; en Iaïdo c'est le développement spirituel et moral qui
prend une place prépondérante.
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Définition:
C'est le pantalon large commun à tous les pratiquants de Budo japonais. Historiquement, il s'agit d'une "jupe-culotte" que portaient les guerriers par dessus leur kimono lorsque la cavalerie était
toute puissante. Le but de ce vêtement était la protection des membres inférieurs (et du kimono) contre les frottements (branches, buissons, selles...). Lorsque les mutations de la société féodale
mirent les cavaliers à pied, les samouraî conservèrent le port du hakama comme un signe distinctif de leur appartenance sociale.
Symbolisme:
Le hakama peut être de multiples matières, couleurs, longueurs suivant son utilisation ; toutefois, sa forme est immuable
car elle s'attache à une tradition. Ainsi, le nombre de plis est-il porteur d'une grande signification. Suivant les écoles, l'analyse du vêtement compte cinq ou sept plis auquels sont attribués
diverses vertus.
- Interprétation n°1 -
5 plis symbolisant les 5 vertus fondamentales empruntées au confucianisme, à savoir: bienveilance (jin), justice (gi) ,
bienséance (rei) , fidélité (chu) , sincérité (shin).
- Interprétation n°2 -
7 plis rappelant les 7 vertus essentielles du Budo: bienveillance/générosité (jin), honneur/justice (gi),
courtoisie/étiquette (rei), sagesse/intelligence (chi), sincérité/franchise (shin), loyauté/allégeance (chu), piété/dévotion (koh)
Pragmatisme:
Le hakama dispose de lanières qui se nouent sur l'abdomen et d'un dosseret rigide qui se positionne au niveau des
lombaires. Il est intéressant de noter que ces éléments placent idéalement le bassin pour l'obtention d'une posture juste de l'axe vertébral. De plus, la pression du noeud de ceinture sur le
kikai-tanden et du dosseret sur le koshi, permettent la prise de conscience du hara et donc l'éveil au ki.
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Vendredi 30 novembre 2007
Etymologie:
独 doku - (aller vers) seul
参 san - suffixe honorifique de politesse
Traduction::
Aller seul vers un supérieur
Consultation solitaire d'un étudiant à son professeur
Entretien en tête à tête entre un disciple et son maître
Contexte:
Se dit du dialogue régulier qui doit s’installer entre le professeur ( Sensei ) et l’élève (Deshi ) dans le cadre de la progression de ce dernier sur la
Voie ( Oshie ).
Si la relation entre les deux se passe sans qu’il y ait Dokusan, cette relation ne peut que rester superficielle et l’élève n’avoir accès qu’à un enseignement technique au premier degré.
Dokusan ne peut exister que si l’élève comprend bien le sens de cette démarche et si l’enseignant accepte d’y donner suite, ce qu’il ne fait que s’il sent une attitude « juste » chez le
demandeur. Si l’élève sollicite et si le professeur accepte de répondre, une relation profonde ( Shitei ) va s’établir et mener l’élève aux plus hauts niveaux.
Le premier Dokusan d’un élève vers son maître est appelé Shoken.
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