La grande majorité des écoles de iaido accorde la systématisation du principe de "dégaîner en coupant" à Hayashizaki ; malheureusement le consensus ne s'étend pas à sa biographie.
Malgré les efforts de nombreux chercheurs, la vie de ce personnage reste obscure en raison du manque de documents et de l'excès de légendes. La biographie qui va suivre n'a donc
pas la prétention d'être exhaustive, il s'agit juste de la compilation des assertions les plus reconnues.
Biographie:
Notre sujet naquit Hojo Jinsuke Shigenobu vers 1546 et mourut Hayashizaki
Jinsuke Minamoto No Shigenobu aux environs de 1621.
Plusieurs théories s'affrontent sur son lieu de naissance. Nombre de chercheurs soutiennent que Jinsuke est originaire de la province de Sagami (aujourd'hui Kanagawa). Cependant le "Uno Mataji
Sensei Den" affirme qu'il s'agit de la région d'Okushu (district d'Hayashizaki, ville de Murayama, préfecture de Yamagata) alors que le "Bugei Ryuha Daijiten" soutient que la famille de Jinsuke
descend du Prêtre Ikubo de Ohbayashiyama (Province de Yamato).
Plus tard, Jinsuke a voyagé jusqu'à Oshu dans la province de Mutsu (actuelle Yamagata) où il effectua une retraite monastique dans le sanctuaire Hayashizaki Myojin de Okura. Le "Godaiki"
prétend que la divinité de ce sanctuaire est une manifestation du "dieu" de Kashima. {
C'est un point intéressant car les kami des sanctuaires Kashima et de son voisin Katori ont déjà
inspiré les fondateurs de deux des plus anciennes écoles de bujutsu.[Matsumoto Bizen (1468-1524) du Kashima Shin Ryu et Iizasa Ienao (1387-1488) du Katori Shinto Ryu]. Le concept de couper en
dégaînant existait dans ces deux écoles avant la naissance de Jinsuke.}
A l'issue d'un entraînement ascétique de 100 jours, Jinsuke eut l'idée (inspiration divine) de systématiser l'utilisation du principe "dégaîner en coupant" et de se servir d'un sabre plus grand à
la poignée plus longue que la normale pour surpasser ses adversaires. Il nomma ce sabre muso ken (sabre d'inspiration divine) et changea son propre nom en Hayashizaki en
remerciement au kami local.
Hayashizaki vécut à Bushu (aujourd'hui Saitama) 18 ans pendant lesquels il effectua de nombreuses retraites au sanctuaire Hikawa. Pour parfaire sa technique Hayashizaki traversa le Japon à la façon
Musha Shugyo (pélerinage guerrier). Durant cette période, il essaima ses idées auprès de nombreux adeptes qui les firent fructifier en de multiples écoles. C'est ainsi que Hayashizaki
devint le "Père spirituel" de "toutes" les écoles de Iaido. Sa trace disparait pendant son second tour du Japon et on présume son décès vers 1621.
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Au mois de juillet 2008, cela fera trente ans que la petite ville de Lesneven dans le Finistère est le théâtre d'un stage international d'Aikido et de Iaido durant l'été. Pour
fêter l'évènement, M.Moriteru UESHIBA, actuel Doshu (gardien de la voie) de l'Aikido et petit fils de O Sensei Morihei UESHIBA (fondateur
de l'Aikido), honorera la manifestation de sa présence.
La voie du sabre japonais ne sera pas en reste puisque M.Malcolm TIKI SHEWAN et les cadres de la F.E.I. (Fédération Européenne de Iaido) assureront comme à leur habitude un
enseignement quotidien de kenjutsu et iaido de Muso Shinden Ryu. Selon nos dernières informations, M.Christophe MARIE (kuden de la F.E.I. et référent
technique de notre association) se chargera, en autres choses, de l'atelier consacré à l'étude de Omori Ryu.
Le millésime 2008 du stage international de Lesneven promet d'être exceptionnel, alors n'hésitez pas à vous y rendre si vous êtes libres entre le 13 et le 20 juillet!!!
Pour en savoir plus sur le stage, consultez ce lien http://www.lesneven-aikido.com/fr/
Plus spécifiquement pour le iaido, voir ici http://www.lesneven-aikido.com/fr/scripts/?IdRub=2
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Stages
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Si rien ne s'oppose à l'utilisation d'une ceinture étroite pour commencer l'étude de la voie du sabre, le iaidoka préfère généralement revêtir un obi ( 帯)
large lorsqu'il s'implique dans la pratique. En effet, outre des qualités fonctionnelle et esthétique, la ceinture large est emblématique de l'élégant vêtement coutumier japonais
(kimono). Le raffinement ne se limite pas au choix de tel ou tel type de ceinture mais aussi à la manière plus ou moins complexe de la nouer. Voici un échantillon de noeuds pour homme
destinés à fermer un kimono traditionnel.
Noeud en "conque":

Noeud en "cisailles":

Noeud du "kanji un(1)":

Noeud "kanda":

Noeud "komuso":

Ces noeuds, d'une difficulté de réalisation grandissante, sont tous utilisables avec un hakama et sont tous compatibles avec le port du sabre. Outre les préférences de votre professeur
ou de votre école, les seules limites en la matière seront vos goûts et votre dextérité manuelle.
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Définition:
Le sageo est une cordelette attachée au fourreau (saya) du sabre par une protubérance (kurikata) et
dont la forme (ronde ou plate), la longueur (courte ou longue) et la matière (cotton, soie, cuir) sont variables.
Origine:
Pendant la période Kamakura (1185-1333) le samuraï était encore essentiellement un cavalier et son sabre
parfaitement adapté à cette situation se nommait tachi. Il se portait tranchant vers le bas et était suspendu à la ceinture par le sageo.
Plus tard, durant la période Edo (1600-1868) l'évolution historique et sociale de la charge du samuraï firent de lui un piéton et modifièrent son arsenal. Le tachi fut remplacé
par le daisho (couple katana / wakizashi) et ce dyptique fut porté tranchant vers le haut et fourreaux enfoncés et maintenus par la ceinture (obi). Malgré la
perte de sa vocation première le sageo fut conservé et entreprit une mutation de son rôle.

Le sageo hier:
Sur les champs de bataille le samuraï utilisait le sageo comme une dragonne pour fixer le fourreau
à sa ceinture et éviter sa perte dans la pagaille.
Lorsque la situation le permettait, le samuraï détachait le sageo du kurikata et l'utilisait pour ficeler les larges manches de son kimono et ainsi ne pas être
gêné lors du maniement de son sabre.
Le sageo était également détaché du fourreau pour servir dans les techniques de ligotage (hojo-jutsu) des ennemis capturés.
Le sageo fournissait une disponibilité de cordage pour toutes les situations où ce genre de matériau s'avérait nécessaire (réparer des sandales par exemples). Comme l'indique un proverbe
japonais (kotowaza): "être préparé c'est le gage d'une absence de soucis".
Notons qu'à la période Edo, les samuraï devenus piétons furent rattachés à des Maisons où chaque déplacement était formalisé. Dans ce cadre où le sabre (katana) devait
fréquemment être déposé, le sageo n'était pas noué à la ceinture mais simplement placé derrière le fourreau voire même enroulé autour de celui-ci.
Le sageo aujourd'hui:
Dans le contexte de notre tendance de Muso Shinden Ryu, le sageo est glissé dans le obi sur la
partie droite du hara en prenant soin de laisser prendre une partie suffisamment importante pour ne pas entraver la mobilité du saya.
Néanmoins, nous ne pouvons tirer une règle générale d'usage du sageo à partir de notre expérience car chaque ryu à son approche et parfois des différences
apparaissent au sein d'une même école. Le sageo peut être noué côté gauche, glissé derrière le fourreau, enroulé autour du fourreau,etc...Certains styles se passent même du
sageo!
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Biographie:
NAKAYAMA Hakudo est né dans la ville de Kanazawa
(Préfecture d'Ishikawa) en 1870 et est décédé en 1959 à l'âge de 89 ans. Budoka d'exception, il fut le seul à recevoir de la "All Japan Kendo Federation" la
double distinction de judan (10 ème degré) et de hanshi (maître instructeur) en kendo, iaido et jodo. De plus,
il détenait une licence d'intructeur en Shinto Muso Ryu et un Menkyo Kaiden en Shindo Munen Ryu (7 ème Soke). Il fut également le dernier chef de file
incontesté (16 ème Soke) de la branche Shimomura-Ha de Hasegawa Eishin Ryu (également appelée Muso Jikiden Eishin Ryu).
Promoteur actif du shinken (sabre moderne forgé de manière traditionnelle), Hakudo testa officiellement et publiquement de nombreuses lames sous le nom de NAKAYAMA Hiromichi.
En tant que sabreur reconnu par ses pairs, il participa sous la tutelle du Dai Nippon Butokukai à la conception du cursus de nombreuses écoles de l'ère Taisho (1912-1926),
notamment l'Académie Militaire Toyama. Il fut également impliqué dans la mise en place de la All Japan Kendo Federation après guerre.
De l'origine de Muso Shinden Ryu:
Bien que l'apparition du
concept de iai-jutsu soit probablement antérieure, il est commun de considérer que son invention date de la mise en place du batto-jutsu par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu (évènement détaillé dans
les "Chroniques de Kanjo" et le BujutsuryuSoroku) au 16ème siècle. Ses successeurs transmirent et firent fructifier le style de Hayashizaki. C'est cette évolution sur plusieurs générations
qui donna naissance à notre école.
Généalogie
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1ère génération – Hayashizaki Jinsuke Shigenobu
2ème génération – Tamiya Heibei Shigemasa
3ème génération – Nagano Muraku Sai Kinro
4ème génération – Momo Gunbei Mitsushige
5ème génération – Amegawa Seizaemon Munetsugu
6ème génération – Manno Danuemon Nobusada
7ème génération – Hasegawa Chikaranosuke Eishin
8ème génération – Arai Seitesu Seishin
9ème génération – Hayashi Rokudayu Morimasu
10ème génération – Hayashi Yasudayu Masao
11ème génération – Ouguro Yoshiemon Kiyokatsu
NB : Après 1750, le style Eishin
Jinsuke se sépara en deux lignées parallèles pour des raisons politiques. La branche Tanimura-Ha fut associée aux anciens vassaux du clan Chosokabe qui avait perdu son domaine de Tosa
pour ne pas avoir soutenu les Tokugawa lors de la bataille de Sekigahara (en 1600). La branche Shimomura-Ha se composait , quand à elle, des vassaux du clan Yamanouchi qui avait hérité du
fief de Tosa en récompense de son soutien aux Tokugawa.
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Tanimura-Ha
12ème génération – Hayashi Masunojo Masanari
13ème génération – Yoda Manzo Takakatsu
14ème génération – Hayashi Yadayu Masataka
15ème génération Tanimura Kamenojo Takakatsu
16ème génération – Goto Magobei Masazuke
17ème génération – Oe Masamichi Roshu
17ème génération – Morimoto Tokumi
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Shimomura-Ha
12ème génération – Matsuyoshi Sadamasu Hisanari
13ème génération – Yamagawa Kyuzo Yukio
14ème génération – Shimomura Shigeichi Sadanori
15ème génération – Hosokawa Yoshimasa Yoshiuma
16ème génération – Nakayama Hakudo
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La première figure hors norme de cette lignée évolutive fut Hasegawa Chikaranosuke Eishin (7ème successeur). On lui attribue l'adaptation du
savoir-faire originel de Hayashizaki aux nouvelles normes guerrières (sabre plus court, porté tranchant vers le haut, enfoncé et maintenu par la ceinture). On considère
également que la Hayashizaki Ryu n'enseignait que des techniques debout ou en tate-hiza et que c'est Hasegawa Eishin qui introduisit les méthodes assises (suwari
waza). Il nomma son nouveau style Muso Jikiden Eishin Ryu.
Un autre héritier marquant fut Hayashi Rokudayu Morimasu (9ème successeur). Après avoir appris le style Eishin dans le fief de Tosa, il dut se rendre à
Edo dans le cadre de ses obligations de samurai. Sur place, il étudia l'escrime auprès de Omori Rokurozaemon Masamitsu, un maître de la Shinkage Ryu, qui lui
transmit sa compétence pour dégaîner et couper à partir d'une position agenouillée (seiza). Dès lors, cette spécificité fut incluse dans le cursus de l'école.
Le dernier maître remarquable de notre lignée n'est autre que Nakayama Hakudo (16ème successeur). Il travailla la branche Tanimura-Ha avec Morimoto
Tokumi et la branche Shimomura-Ha avec Hosokawa Yoshimasa Yoshiuma. Puis il y ajouta ses connaissances acquises dans d'autres styles pour codifier sa propre école qu'il nomma
Muso Shinden Ryu Batto Jutsu (qui devint Muso Shinden Ryu à son décès). Cette école se divise en trois niveaux: Shoden (Omori Ryu), Chuden (Hasegawa Eishin Ryu) et
Okuden (Hayashizaki Ryu).
Nakayama Hakudo fut un grand pratiquant et un illustre enseignant mais il restera le dernier chef de file incontesté de la Muso Shinden Ryu car il n'a pas désigné de successeur
testamentaire avant de mourir et qu'aucun de ses élèves n'a pu se prévaloir d'une filiation indiscutable...
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De part son statut de kuden, Monsieur Christophe MARIE, référent technique de notre association, intervient également auprès d'autres groupes affiliés à la Fédération Européenne de Iaido.
Voici donc un tableau récapitulatif des prochains stages qu'il animera en dehors du Calvados.
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Jean-Yves ROUSSEAU
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23-févr-08
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ALENCON (61)
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02 33 27 75 61
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Eric MARTIN
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08-mars-08
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NANTES (44)
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02 40 38 09 92
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Frédérique SANSELME
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29-mars-08
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AMIENS (80)
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03 22 44 41 16
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Jean-Yves ROUSSEAU
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12-avr-08
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ALENCON (61)
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02 33 27 75 61
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Guy ALLANIC
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03 / 04-mai_08
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KERVIGNAC (56)
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http://perso.orange.fr/iaido.kervignac/
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Jean-Yves ROUSSEAU
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28-juin-08
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ALENCON (61)
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02 33 27 75 61
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Afin de préserver le sabre des agressions extérieures (intempéries, poussières, chocs) en dehors de son utilisation, il est de coutume de le ranger dans un étui appelé
katanabukuro
(littéralement: sac à sabre).
Aujourd'hui, en occident, ce sac peut être un étui de fusil de chasse en matière plastique avec fermeture éclair ; néanmoins, les japonais utilisent traditionnellement un sac en tissu
(fabriqué à l'origine avec les chutes d'étoffes inutilisées lors de la confection d'un
kimono) fermé par le
fusahimo (littéralement: touffe de ficelle).
Comme toujours, il est possible de se contenter de jeter le sabre dans le coffre de la voiture où il restera jusqu'au prochain cours. Toutefois, si vous considérez que le
budo ne
se limite pas à un apprentissage de techniques martiales plus ou moins obsolètes, vous respecterez votre sabre en le rangeant avec soin dans votre sac de transport et dans le cas d'un étui en
tissu, en respectant le nouage traditionnel.
Nouer le fusahimo du katanabukuro:
Rappel:
Le bokken, le iaito et le katana (antique ou récent) sont des armes blanches relevant de la 6ème
catégorie selon la classification du décret 95-589 du 6 mai 1995.
Dès lors, ils tombent sous la règlementation en vigueur en matière de port et de transport. A savoir, le port des armes de la 6ème catégorie est interdit ainsi que le transport sans motif
légitime. L'infraction à cette règle constitue un délit.
- Porter une arme signifie avoir l'arme sur soi, directement accessible.
- Transporter une arme signifie avoir l'arme auprès de soi et en dehors du domicile (ex: coffre de voiture) en s'assurant qu'elle ne puisse pas être immédiatement utilisable.
Par conséquent, quelque soit votre choix (traditionnel ou moderne), transportez toujours vos armes dans un étui lorsque vous allez pratiquer et munissez vous de votre licence sportive afin de
pouvoir justifier du transport en cas de contrôle des Forces de l'Ordre.
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Le sabre revêtant un caractère spirituel et mystique pour les japonais, l'art de la forge relève donc du domaine du sacré et se trouve placé sous la tutelle de kami favorables.
La fabrication d'un sabre implique des circonstances particulières et des rites précis. Ces rites d'origine shintoîstes sont rigoureusement formalisés et imprégnés d'un fort symbolisme.
Traditionnellement le commanditaire consulte un géomancien qui détermine une période propice. Ensuite, le forgeron se purifie par des pratiques ascétiques (jeûne, méditation), des
ablutions et des offrandes aux esprits. Il se pare d'une tenue de cérémonie et "décore" sa forge d'éléments sacrés shinto (corde en paille, papier blanc plié). Puis il
invoque la divinité protectrice de la forge avant d'allumer rituellement le foyer. Seules les personnes consacrées étaient autorisées à côtoyer la forge et le maître forgeron durant la trempe et
le forgeage du sabre car la technique et la liturgie intimement imbriquée constituaient un secret jalousement gardé.
Selon les japonais, la personnalité du forgeron, son état d'esprit au moment de la forge ou encore la nature du kami invoqué durant la fabrication de l'arme, avaient/ont une
influence sur "l'âme du sabre". La célèbre légende de Masamune et Muramasa véhicule cette croyance. Il existe une multitude de variation sur le contexte de cette histoire, nous n'en
garderons que l'esprit puisque ce récit n'est qu'un mythe (en effet Masamune et Muramasa ne sont pas contemporains.)
Masamune et Muramasa étaient deux talentueux forgerons dont les techniques s'égalaient. Masamune était d'un naturel calme et pacifique tandis que Muramasa était passionné et colérique. Afin
de les départager une comparaison s'effectue entre deux de leurs oeuvres. La finesse, la résistance, la légéreté, l'équilibre, le tranchant et la beauté des deux sabres sont équivalents. On
les trempe donc dans l'eau afin de comparer leur comportement. Les feuilles portées par le courant sont systématiquement coupées en deux par l'arme de Muramasa tandis que
celles-ci contournent sans dommage la création de Masamune. Le sabre forgé par Muramasa avait hérité de l'agressivité de son créateur et celui de Masamune son respect d'autrui. Dès
lors, on distingua Masamune et Muramasa par l'aphorisme "sabre de vie, sabre de mort".
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" Le sabre est l'âme du samuraï "
"Ne pas utiliser le sabre mais être le sabre"
Au Japon le sabre est un objet de respect et de vénération, une manifestation de la Tradition à travers la transmission d'un héritage historique et mystique. Dans la mythologie shintoîste, le
sabre est l'un des trois objets sacrés (avec le Miroir divin et la Chaîne de Joyaux) dont la déesse Amaterasu fit cadeau au Prince Ninigi lorsqu'elle lui confia la tâche de gouverner le
monde.
Attribut fondateur de la lignée impériale japonaise, le sabre se transforma en élément représentatif des castes guerrières qui soutenaient le pouvoir en place. De part les valeurs d'honneur, de
courage et de dignité que le bushi exaltait à travers son ascèse martiale, il était le seul à être digne de porter cette matérialisation terrestre du divin. Le samuraï cherchant à forger son
corps et son esprit à l'aulne de l'acier, le sabre devint une incarnation de son âme. Dès lors, le sabre et son porteur se fondant en une entité unique, un kami (esprit divin) pouvait se
manifester.
L'importance du sabre fut à l'origine d'une multitude de convenances sociales et spirituelles pour les japonais. Le sabre guidait la vie du samuraî, influençait sa relation à autrui tout comme
il régissait le rapport de l'autre au samuraî.
A la naissance d'un fils de samuraî, un sabre était déposé auprès de l'enfant pour le protéger des esprits néfastes. A l'adolescence, on lui remettait un wakizashi (sabre court) et un nom d'adulte
lors de la cérémonie du Genpuku. Arrivé à l'âge adulte, il recevait l'autorisation d'arborer le daisho (ensemble katana/wakizashi) en temps que samuraî.
Manquer de respect au sabre était une faute inexcusable exigeant réparation immédiate. Ainsi, le samuraî avait il le droit de tuer sur place toute personne touchant son arme, fut-ce par
inadvertance. (certaines Ryu ont développé des stratégies martiales en ce sens, générant volontairement un contact sur leur arme pour avoir une "excuse" de trancher
l'ennemi...).
Dans une maison amie, un samuraï retire son katana dans le vestibule et le place sur le râtelier prévu à cet effet. Chez un étranger, il pose son katana devant lui
lorsqu’il s’agenouille sur le tatami. S’il est posé sur sa droite, de manière à ne pas pouvoir être dégainé facilement le samuraï affirme implicitement qu’il a confiance en son hôte. S’il le pose
sur sa gauche, il laisse entendre qu’il se méfie de son hôte ou que ce dernier doit se méfier de lui. Si l’invité passe dans une autre pièce ou même dans un autre coin de la salle où il se trouve,
il emmène son sabre. Le wakizashi reste dans son obi, car il est trop court pour le gêner lorsqu’il s’agenouille. Il est malséant de poser le katana garde en avant, de manière à ce qu’elle soit
face à l’hôte, car cela laisse entendre qu’il est trop maladroit avec cette arme pour s’en emparer et constituer un danger. Il est impoli de la part de l’hôte de porter des épées lorsqu’il reçoit
un invité, mais elles se trouvent généralement non loin de là, sur leur râtelier.
A la mort du samuraî, son sabre était placé à côté de son lit funéraire afin permettre au rituel religieux de libérer l'âme du défunt. Le sabre était ensuite conservé et devenait un trésor
familial.
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